Le Cameroun lance une nouvelle plateforme numérique pour la collecte et la sécurisation des recettes fiscalo-douanières

Dans un communiqué rendu public le 27 août 2021, le ministre camerounais des Finances, Louis Paul Motazé (photo), annonce l’entrée en scène d’une nouvelle plateforme dédiée à la collecte et au paiement des impôts et taxes. Baptisée Système d’agrégation des moyens de paiement de l’État du Cameroun (Syampe), cette solution numérique « permet aux contribuables d’obtenir leurs avis d’imposition et déclarations douanières en ligne. Elle offre aux contribuables plusieurs moyens de paiements nationaux et internationaux », explique le ministre Motazé.

En plus de faciliter les procédures et le paiement des impôts et taxes, le Syampe sera une véritable base de données pour un suivi plus efficace des activités fiscales et douanières des contribuables. « (…) Le Syampe nous permettra de centraliser les informations sur les recettes fiscales et non fiscales, de contrôler la masse fiscale et de produire en temps réels, les statistiques sur l’état fiscal d’un contribuable », précise le ministre des Finances.

Le lancement de cette nouvelle plateforme numérique participe d’un processus entamé depuis plusieurs années, qui vise à dématérialiser les procédures et sécuriser les recettes de l’État. Ce mouvement a conduit le gouvernement à interdire, depuis le début de l’année 2021 courante, tout paiement d’impôts et taxes en espèces. Ceux-ci se font désormais uniquement au moyen des moyens de paiement des opérateurs de téléphonie mobile ou par virement bancaire. Le Syampe vient, quant à lui, élargir l’éventail des solutions de paiement ainsi mises en place.

Pour rappel, au Cameroun, la préservation des recettes fiscalo-douanières, qui sont sans cesse croissantes depuis des années, devient un véritable impératif. Ceci, au regard de la chute des cours des matières premières observées sur le marché international et l’accroissement des besoins financiers de l’État, induit par les grands projets d’infrastructures et les dépenses sécuritaires auxquelles le pays fait face depuis quelques années.

Source: Investir au Cameroun ( BRM)